
-
Ski: à onze mois des JO-2026, Brignone se blesse gravement
-
Droits de douane: Stellantis va fermer temporairement une usine au Canada, l'envisage pour le Mexique
-
Meurtre d'un bébé à la crèche: 30 ans de prison requis contre l'accusée
-
Espagne: quatre ans et neuf mois de prison requis contre Ancelotti pour fraude fiscale
-
Jeux vidéo: à Paris, la Switch 2 de Nintendo se laisse approcher
-
La Syrie accuse Israël de vouloir la "déstabiliser" après une incursion et des frappes meurtrières
-
Turquie: les autorités haussent le ton face aux appels au boycott
-
La hausse des droits de douane aux Etats-Unis fragilise encore l'armagnac
-
Ski: Brignone souffre de fractures à la jambe gauche et va être opérée (fédération)
-
Dans les forêts allemandes, un drône équipé d'IA pour traquer les incendies
-
Les ordures s'accumulent à Birmingham, où les éboueurs sont en grève
-
Droits de douane: Chrysler ferme une usine canadienne pendant deux semaines
-
Meurtre d'un bébé dans une crèche: la "cruauté" de l'accusée dénoncée avant le verdict
-
Les marchés mondiaux chutent après les droits de douane massifs imposés par les Etats-Unis
-
Droits de douane: l'usine canadienne de Chrysler va fermer temporairement, annonce Stellantis
-
F1: Red Bull déjà sous pression au Japon où les McLaren visent la passe de trois
-
Droits de douane: Wall Street se dirige vers une ouverture en forte baisse
-
La Hongrie claque la porte de la CPI, une décision "courageuse" selon Netanyahu
-
A l'Otan, Rubio rassure les Européens mais confirme qu'ils devront payer plus
-
Le dollar s'effondre après l'offensive douanière de Trump qui menace l'économie américaine
-
Ski alpin: Brignone hospitalisée après une lourde chute aux Championnats d'Italie
-
Guerre commerciale: le patronat craint pour l'économie européenne, réunion à l'Elysée
-
L'édition 2025 de VivaTech ambitionne de rendre l'IA plus concrète
-
Les Mousquetaires/Intermarché "envisagent la fermeture" d'une trentaine de magasins ex-Casino, 680 emplois concernés
-
Guerre commerciale: la France évalue les dégâts avec les filières
-
NBA: Houston qualifié pour les play-offs, fin de série pour Boston
-
L'émissaire spécial de Poutine à Washington pour améliorer les relations bilatérales
-
Séisme en Birmanie: le chef de la junte arrive à Bangkok pour discuter de la réponse à apporter
-
Droits de douane: Berlin appelle l'UE à montrer "ses muscles" à Washington, et à dialoguer
-
Italie: les producteurs de parmesan jugent les droits de douane américains "absurdes"
-
L'envoyé spécial de Poutine à Washington pour améliorer les relations bilatérales
-
"Elles attirent l'oeil" : les enfants de Gaza exposés au danger des munitions non explosées
-
Plongeon du dollar après l'offensive douanière de Trump qui menace l'économie américaine
-
La Hongrie déroule le tapis rouge à Netanyahu et claque la porte de la CPI
-
L'ours "poursuit son développement" dans les Pyrénées mais son avenir n'est pas garanti
-
Macron réunit jeudi les "représentants des filières impactées" par les droits de douane de Trump
-
La Bourse de Paris recule après les annonces de droits de douane massifs aux Etats-Unis
-
Les singes seront toujours plus doués pour le yodel que les hommes
-
Droits de douane: l'UE envisage "d'attaquer" les services numériques américains
-
Bayer au tribunal face à un adolescent handicapé, exposé in utéro au glyphosate
-
Corée du Sud: anxiété et colère avant le verdict sur une destitution du président Yoon
-
Droits de douane: l'Allemagne soutient l'UE dans sa recherche d'une "solution négociée" avec Washington
-
Taxes américaines: la CPME appelle à un "front économique et politique uni"
-
NBA: Houston qualifié en play-offs, fin de série pour Boston
-
Droits de douane: l'UE tend la main à Trump mais se prépare au bras de fer
-
Bolivie: des tonnes d'ordures envahissent les rues de la quatrième ville du pays
-
Droits de douane: l'UE prévoit "d'attaquer" les services numériques américains
-
Pourquoi des centaines d'oiseaux morts sont découvert chaque année sur la côte Atlantique
-
Bébé tué avec du Destop: verdict attendu jeudi pour l'ex-employée de crèche
-
Netanyahu en visite en Hongrie, défi au mandat d'arrêt de la CPI

Aux Etats-Unis, les adeptes du télétravail ne veulent pas revenir en arrière
"Personne ne grandit en rêvant d'être un jour enchaîné à un bureau dans une entreprise", lance Curtis Sparrer, un pionnier du télétravail, qui rejette un par un tous les arguments des grandes sociétés américaines déterminées à faire revenir leurs employés cinq jours par semaine.
"C'est la marque d'un manque de confiance implicite, comme s'il fallait voir les gens pour s'assurer qu'ils accomplissent leurs tâches", détaille ce patron d'une agence de relations publiques, depuis la pièce de son appartement dédiée au télétravail, avec vue sur les toits de San Francisco.
Au sortir de la pandémie de Covid-19, l'organisation hybride, avec deux ou trois jours hebdomadaires en présentiel, avait le vent en poupe à quelques exceptions près, comme Goldman Sachs et Tesla, qui ont rapidement imposé le retour à temps plein.
Mais cinq ans après les premiers confinements, plusieurs grands groupes rejettent ce fonctionnement. La question est même devenue politique. Elon Musk, à qui Donald Trump a confié une mission consultative au gouvernement, veut éliminer tout travail à distance pour les employés fédéraux.
Chez Amazon, les ingénieurs et employés administratifs ont dû revenir cinq jours par semaine en ce début d'année. Plus de 90% d'entre eux sont mécontents, d'après un sondage du réseau social professionnel Blind en septembre, après l'annonce.
Sur des forums de Reddit, des utilisateurs racontent avoir renoncé à postuler chez le géant du commerce en ligne à cause de cette règle.
D'autres spéculent qu'il s'agit d'une méthode pour dégraisser les effectifs sans plan social, mais pensent que le groupe va perdre ses meilleurs éléments.
- "Bruits de mastication" -
L'annonce de la fin du télétravail en mars chez JPMorgan Chase n'est pas mieux passée.
Les employés ont posté tellement de commentaires sur leurs inquiétudes (frais de transport, garde d'enfants, etc.) sur une plateforme interne la semaine dernière que la banque a fermé cette section, d'après le Wall Street Journal.
"Nous espérons vraiment que cela ne va pas déboucher sur de l'attrition (...), qui se traduit par une sélection négative", a déclaré Jeremy Barnum, directeur financier de la banque, lors d'une conférence aux analystes mercredi.
"C'est vraiment décevant, j'avais l'impression qu'on faisait tellement de progrès, et que le télétravail devenait la norme dans le pays", se lamente Curtis Sparrer.
Quand il a fondé Bospar en janvier 2015, il a choisi d'emblée de ne pas louer de bureaux, pour faire des économies et aussi pour pouvoir recruter des personnes au-delà de San Francisco et New York.
Dix ans plus tard, il n'a aucun regret. "Un bureau, cela représente beaucoup de choses: le pouvoir de celui qui a la fenêtre dans l'angle, et donc les sentiments d'inégalité. Les risques de harcèlement sexuel. Ou de contagion, quand quelqu'un est malade. Les ragots. Les bruits de mastication", énumère-t-il.
Il voit surtout dans le télétravail un moyen majeur de réduire les émissions de gaz à effet de serre, sachant que la majorité des Américains vont au travail en voiture. "Et les immeubles de bureaux sont des cauchemars en termes de gaspillage d'énergie", assure l'entrepreneur.
En outre, en restant chez eux, les salariés sont aussi plus susceptibles de cuisiner au lieu de se faire livrer des repas, de recycler leurs déchets, etc, selon une étude réalisée pour Bospar.
- "Où, quand, comment" -
Fin 2024, environ un tiers des entreprises américaines exigeaient une présence à plein temps, 38% avaient une approche hybride et moins de 30% laissaient leurs employés choisir, selon le "Flex Index", une étude réalisée par Scoop, société de solutions informatiques.
DrFirst, une entreprise fournissant une suite logicielle de santé, avait trois bureaux avant la pandémie. Aujourd'hui, ses 400 employés télétravaillent.
La direction a pris cette décision en 2023, après avoir enquêté: "Plus de 85% des gens constataient une amélioration de leur qualité de vie et de leur santé mentale ou physique", relate Mathew Carrico, directeur des ressources humaines. "Et la productivité était toujours élevée", ajoute-t-il.
L'entreprise a constitué des groupes d'intérêts pour créer du lien entre collègues, des rendez-vous réguliers pour que les salariés se sentent valorisés et un système de performance basé sur des objectifs trimestriels.
"On ne leur dicte pas où, quand, comment. On leur fait confiance, mais il y a aussi des mécanismes pour s'assurer que le travail est fait", résume-t-il.
Heather Happe, employée de DrFirst depuis bientôt 14 ans, est ravie d'échapper aux embouteillages. "Au début, on avait tendance à ne jamais s'arrêter de travailler", se souvient-elle. "Mais on trouve un équilibre. (...) et je vois beaucoup plus mon fils, mes animaux et mes plantes!".
J.Gomez--AT