
-
Guerre commerciale: Emmanuel Macron présente un plan de riposte à la "brutale" décision de Trump
-
L'usine chimique Vencorex sera fixée sur sa reprise le 10 avril
-
Bébé empoisonné avec du Destop: l'employée de crèche condamnée à 25 ans de prison
-
Droits de douane: la Bourse de Paris signe sa pire séance depuis 2023
-
Après les annonces de Trump, les marchés financiers chamboulés
-
Droits de douane: un calcul simple à l'origine des chiffres
-
Cyclisme: Pogacar sur Paris-Roubaix "pour ne rien regretter"
-
L'ONU accuse Israël de vouloir la "déstabiliser" la Syrie, après une incursion et des frappes meurtrières
-
Au tribunal, Bayer nie tout lien entre le glyphosate et le handicap d'un adolescent
-
Droits de douane: Wall Street s'enfonce face aux craintes économiques
-
Guerre commerciale: Emmanuel Macron dénonce une décision "brutale et infondée" de Trump
-
Rebaptisé Mandarin Oriental Lutetia, le palace Lutetia passe sous pavillon asiatique
-
Droits de douane: Wall Street chute à l'ouverture
-
Après les annonces de Trump, chamboule-tout sur les marchés financiers
-
Ski: à onze mois des JO-2026, Brignone se blesse gravement
-
Droits de douane: Stellantis va fermer temporairement une usine au Canada, l'envisage pour le Mexique
-
Meurtre d'un bébé à la crèche: 30 ans de prison requis contre l'accusée
-
Espagne: quatre ans et neuf mois de prison requis contre Ancelotti pour fraude fiscale
-
Jeux vidéo: à Paris, la Switch 2 de Nintendo se laisse approcher
-
La Syrie accuse Israël de vouloir la "déstabiliser" après une incursion et des frappes meurtrières
-
Turquie: les autorités haussent le ton face aux appels au boycott
-
La hausse des droits de douane aux Etats-Unis fragilise encore l'armagnac
-
Ski: Brignone souffre de fractures à la jambe gauche et va être opérée (fédération)
-
Dans les forêts allemandes, un drône équipé d'IA pour traquer les incendies
-
Les ordures s'accumulent à Birmingham, où les éboueurs sont en grève
-
Droits de douane: Chrysler ferme une usine canadienne pendant deux semaines
-
Meurtre d'un bébé dans une crèche: la "cruauté" de l'accusée dénoncée avant le verdict
-
Les marchés mondiaux chutent après les droits de douane massifs imposés par les Etats-Unis
-
Droits de douane: l'usine canadienne de Chrysler va fermer temporairement, annonce Stellantis
-
F1: Red Bull déjà sous pression au Japon où les McLaren visent la passe de trois
-
Droits de douane: Wall Street se dirige vers une ouverture en forte baisse
-
La Hongrie claque la porte de la CPI, une décision "courageuse" selon Netanyahu
-
A l'Otan, Rubio rassure les Européens mais confirme qu'ils devront payer plus
-
Le dollar s'effondre après l'offensive douanière de Trump qui menace l'économie américaine
-
Ski alpin: Brignone hospitalisée après une lourde chute aux Championnats d'Italie
-
Guerre commerciale: le patronat craint pour l'économie européenne, réunion à l'Elysée
-
L'édition 2025 de VivaTech ambitionne de rendre l'IA plus concrète
-
Les Mousquetaires/Intermarché "envisagent la fermeture" d'une trentaine de magasins ex-Casino, 680 emplois concernés
-
Guerre commerciale: la France évalue les dégâts avec les filières
-
NBA: Houston qualifié pour les play-offs, fin de série pour Boston
-
L'émissaire spécial de Poutine à Washington pour améliorer les relations bilatérales
-
Séisme en Birmanie: le chef de la junte arrive à Bangkok pour discuter de la réponse à apporter
-
Droits de douane: Berlin appelle l'UE à montrer "ses muscles" à Washington, et à dialoguer
-
Italie: les producteurs de parmesan jugent les droits de douane américains "absurdes"
-
L'envoyé spécial de Poutine à Washington pour améliorer les relations bilatérales
-
"Elles attirent l'oeil" : les enfants de Gaza exposés au danger des munitions non explosées
-
Plongeon du dollar après l'offensive douanière de Trump qui menace l'économie américaine
-
La Hongrie déroule le tapis rouge à Netanyahu et claque la porte de la CPI
-
L'ours "poursuit son développement" dans les Pyrénées mais son avenir n'est pas garanti
-
Macron réunit jeudi les "représentants des filières impactées" par les droits de douane de Trump

La star des podcasts Joe Rogan, l'anti-politiquement correct en bandoulière
Star des podcasts aux Etats-Unis, l'animateur américain Joe Rogan, qui vaut à Spotify d'être accusé de propager de la désinformation, passionne autant qu'il dérange avec son style combatif, viril et provoquant, souvent à la limite du dérapage.
A 54 ans, cet ancien champion de taekwondo a la langue aussi bien pendue que ses bras -- tatoués -- sont musclés. Il a des millions de fans, qui apprécie son franc-parler, ses idées iconoclastes et la variété de ses invités.
Mais il a aussi beaucoup de détracteurs, à commencer par la légende du folk-rock Neil Young ou la chanteuse Joni Mitchell, qui ont retiré leur musique de la plateforme de streaming Spotify pour signifier leur désaccord avec son podcast.
Les deux artistes lui reprochent d'avoir propagé de la désinformation sur le Covid-19. La chanteuse de R&B India.Arie leur a emboîté le pas, évoquant pour sa part des propos "problématiques" de l'animateur sur "la question raciale".
Pour ses accusateurs, il est particulièrement dangereux parce que son émission "The Joe Rogan experience", diffusée exclusivement sur Spotify depuis 2020 en vertu d'un accord estimé à 100 millions de dollars, attire en moyenne 11 millions d'auditeurs par épisode.
Souvent un verre de whisky à la main, il y discute à bâtons rompus pendant deux à trois heures avec un invité de sujets aussi variés que les soucoupes volantes, les drogues psychédéliques, la viande rouge ou le fitness, glissant un juron ici ou là, comme lors d'une conversation entre amis.
- Complotiste -
De fait, des amis, il en a reçu beaucoup au début du programme en 2009. Mais Joe Rogan, qui a été comédien dans des séries télévisées, présentateur de l'émission de téléréalité Fear Factor, humoriste et commentateur de combats d'arts martiaux, avait déjà un public et ses audiences ont rapidement décollé.
Les personnalités, venues de tous les horizons, se sont alors pressées devant son micro.
En 12 ans, il a reçu près d'un millier d'invités -- à 88% des hommes selon le site de fans JRELibrary -- dont le patron de Tesla Elon Musk qui a fumé un joint sur son plateau, le lanceur d'alerte Edward Snowden ou encore le réalisateur Oliver Stone.
Joe Rogan a aussi donné la parole à des climatosceptiques, au complotiste Alex Jones et, depuis le début de la pandémie, à des figures du mouvement anti-vaccin, ce qui lui a valu d'être qualifié de "véritable mégaphone des mensonges de l'extrême droite" par le site progressiste Media Matters for America.
Se posant en pourfendeur du politiquement correct, il égratigne la gauche qui "diabolise la droite" et flirte avec des théories infondées chères aux partisans de Donald Trump -- notamment sur la présence d'agents du FBI infiltrés parmi les assaillants du Capitole le 6 janvier 2021.
Comme l'ancien président républicain, il déteste les "perdants". "J'ai grandi entouré par des losers, à commencer par mon père (un ancien policier, violent qui a rapidement quitté sa mère, ndlr). J'ai toujours eu le désir de ne pas être comme lui et tout ceux autour de moi qui n'avaient ni espoir ni futur", a-t-il confié lors d'une interview en 2016.
- Pro-Bernie -
Lui se défend d'être un idéologue ou même de voter à droite.
Politiquement, cet athée, favorable au mariage homosexuel, à la dépénalisation des drogues douces et aux armes à feu, se dit libertarien et a même envisagé de soutenir le sénateur socialiste Bernie Sanders lors de la dernière primaire démocrate.
Quant à ses invités, "je cherche juste à discuter avec des personnes qui ont des opinions différentes. Parler avec des gens qui ont tous la même perspective ne m'intéresse pas", a-t-il déclaré dans une vidéo mise en ligne sur Instagram après les critiques de Neil Young.
Faisant acte de contrition, il a promis d'essayer de mieux "contrebalancer les opinions controversées" et s'est dit d'accord avec l'annonce par Spotify de l'ajout de liens, dans les podcasts sur le Covid, vers des informations factuelles et scientifiquement sourcées.
Comme conscient de ses limites, il a ajouté: "C'est une étrange responsabilité d'avoir autant de public, c'est étrange, je n'étais pas prêt."
W.Moreno--AT