
-
Nouveau revers en appel pour Trump sur l'expulsion d'immigrés en vertu d'une loi d'exception
-
Nouveau revers en appel pour Trump sur l'expulsion de migrants en vertu d'une loi d'exception
-
Rubio pris à partie en Jamaïque sur les médecins cubains
-
En Albanie, les déchets de la dictature empoisonnent encore Elbasan
-
"J'adore les femmes", assure Gérard Depardieu à son procès pour agressions sexuelles
-
Ski: la Suisse de Meillard et Odermatt triomphe lors du géant des finales
-
Wall Street termine en baisse, les inquiétudes autour des droits de douane pèsent toujours
-
Ligue des champions : Diani décisive, Lyon file en demi-finale
-
L'ex-président brésilien Bolsonaro sera jugé pour tentative de coup d'Etat
-
Mort du petit Emile: dernière phase des gardes à vue, vers la fin d'un mystère ?
-
Kiev et Moscou s'accusent de vouloir faire échouer l'accord en vue d'une trêve limitée
-
Le chef de l'armée soudanaise déclare Khartoum "libérée", depuis le palais présidentiel
-
Pierre Palmade dans l'attente, sa libération sous bracelet électronique en suspens
-
Israël menace d'élargir son offensive à Gaza si les otages ne sont pas libérés
-
Exploitation minière en eaux profondes: un retour à la normale de la vie marine peut-être "impossible"
-
La Bourse de Paris a baissé de 0,96%, attend d'en savoir plus sur les droits de douane américains
-
Le coût des événements climatiques a atteint cinq milliards d'euros en 2024
-
Une journaliste russe tuée par une mine dans la région de Belgorod
-
Consentement: le texte modifiant la définition pénale du viol adopté en commission à l'Assemblée
-
Livreurs de repas à domicile: les algorithmes des plateformes font dérailler leur santé
-
L'adieu à Emilie Dequenne, étoile du cinéma emportée à 43 ans par un cancer
-
L'interdiction des ventes d'iPhone en Indonésie sera levée en avril, annonce Apple
-
Le prince Harry quitte son association en Afrique, déchirée par un conflit interne
-
Tour de Catalogne: l'Espagnol Ayuso remporte la troisième étape et prend la tête du classement
-
L'armée reprend l'aéroport de Khartoum, nouveau revers pour les paramilitaires
-
Le Parlement estonien donne son feu vert à la limitation du droit de vote des résidents russes
-
Réforme de l'audiovisuel public: appels à la grève à France Télévisions et Radio France
-
Brésil: l'ex-président Bolsonaro sera jugé pour tentative de coup d'Etat
-
Faute de croissance, Londres tranche des milliards de dépense publique
-
Cyclisme: le 6 juillet 2022, quand Pogacar attaquait sur les pavés du Nord
-
Au procès Depardieu, le soutien de Fanny Ardant et des témoignages accablants
-
Groenland: "Il nous le faut", affirme Trump avant une visite de Vance
-
Lignes à haute tension: un éleveur indemnisé par RTE pour ses vaches malades
-
Washington pourrait manquer le boom des technologies vertes, selon Berlin
-
Mondiaux de snowboard: le retour express de Chloé Trespeuch après son accouchement
-
Israël menace de s'emparer de secteurs de Gaza si les otages ne sont pas libérés
-
Wall Street ouvre dispersée, fait une pause avant les droits de douane
-
Royaume Uni: faute de croissance, le gouvernement travailliste tranche des milliards dans les dépenses
-
Turquie: Erdogan menace l'opposition, nouveaux appels à manifester
-
Mort du petit Emile: poursuite des auditions marathon de quatre membres de la famille
-
"Comme l'apocalypse", les incendies de forêt en Corée du Sud déchirent les montagnes
-
Affaire Grégory: les nouvelles expertises n'ont rien donné
-
La France "profondément préoccupée" par les arrestations en Turquie dont celle d'un journaliste de l'AFP
-
Trump, Macron et Zelensky ou la "nouvelle diplomatie" du téléphone portable
-
A son procès, Depardieu continue de nier toute agression sexuelle
-
Laurent Lafitte à nouveau maître des cérémonies du 78e Festival de Cannes
-
Après la Grande barrière, les coraux de l'ouest de l'Australie également dégradés par la chaleur
-
Groenland: le Danemark salue le changement de programme de la visite américaine
-
Espagne: Sánchez annonce un plan national pour doper l'industrie de défense
-
Paris-Roubaix: l'ogre Pogacar plonge dans l'Enfer du nord

Sarkozy, "commanditaire" d'un pacte de corruption "indécent" avec Kadhafi, selon le parquet financier
Nicolas Sarkozy est le "véritable décisionnaire, le véritable commanditaire" d'un pacte de corruption "inconcevable, inouï, indécent", noué avec le dictateur libyen Mouammar Kadhafi pour qu'il finance sa campagne présidentielle 2007, a martelé le parquet financier pendant ses réquisitions contre l'ancien président et ses 11 co-prévenus.
Le procureur financier Quentin Dandoy venait de se lancer dans une longue démonstration, frise chronologique projetée à l'écran à l'appui, pour expliquer comment un pacte de corruption avait selon lui été mis en place par les deux plus proches collaborateurs de l'ex-président, Claude Guéant et Brice Hortefeux, à Tripoli.
"Tout y est !", scande-t-il, plusieurs fois, sous le regard tendu de l'ancien chef de l'État.
"On vous dit qu'il n'y a aucun élément matériel démontrant que Nicolas Sarkozy aurait donné quelconque instruction à ses collaborateurs ou même qu'il aurait été en contact avec les dignitaires libyens. Bien évidemment !", lance le procureur. "Tout est précisément organisé, pensé pour que jamais il n'apparaisse".
Il revient sur les explications "extravagantes" données à la barre par Claude Guéant et Brice Hortefeux pour expliquer la rencontre fin 2005 avec le beau-frère de Mouammar Kadhafi, Abdallah Senoussi, pourtant condamné en France à la perpétuité pour terrorisme. Un "piège" avait dit Claude Guéant, un "guet-apens", selon Brice Hortefeux, dont ils n'avaient pourtant parlé à personne.
"On se moque de vous !", lance le procureur au tribunal.
Envoyer "ses deux plus intimes collaborateurs" pour "négocier ce pacte de corruption", est "la démonstration de son implication totale en tant que commanditaire", soutient le magistrat, demandant la condamnation des trois hommes pour corruption et association de malfaiteurs.
"Comment imaginer que ses plus proches collaborateurs aient pu agir pour son compte, dans son propre intérêt mais à son insu ? C'est insensé, inconcevable !", dit-il.
Claude Guéant et Brice Hortefeux - absents à l'audience du jour - se sont vu confier le rôle "d'hommes de mains", "jusque dans cette salle d'audience, où ils se sont retrouvés en première ligne, éprouvant les pires difficultés pour tenter d'expliquer l'inexplicable, tout en prenant bien soin de maintenir Nicolas Sarkozy à distance", ajoute-t-il, alors que l'ancien chef de l'État bouillonne sur sa chaise.
- "Intime conviction" -
Avant lui, le deuxième procureur financier, Philippe Jaeglé, avait dans un propos introductif qualifié le pacte d'"inconcevable, inouï, indécent".
Parce qu'il a été "conclu avec (un) régime sanguinaire", avec "pour objectif de soutenir financièrement la campagne" de "celui qui deviendra le 6e président de la Ve République", a-t-il déclaré.
Mais aussi car ce pacte "aurait pu vicier le résultat" de l'élection présidentielle de 2007 et qu'il "risquait de porter atteinte à la souveraineté et aux intérêts de la France", a-t-il poursuivi, face à l'ancien chef de l'État, 70 ans, qui prend des notes, les genoux agités.
Le parquet national financier (PNF) n'avait pas de "positionnement figé" avant le procès, a-t-il assuré. Mais les dix semaines de débats, marquées par les "explications extravagantes" des trois anciens ministres et de l'ancien président prévenus, ont "renforcé" et "transformé ce positionnement en intime conviction".
Il a souligné que ce dossier avait été "émaillé de mensonges, interférences, manipulations", notamment de la part de l'ex-locataire de l'Élysée pour empêcher l'avancée de l'enquête - il a "fallu déminer, écarter les fausses pistes".
Le procureur a balayé l'un après l'autre les principaux arguments de la défense, au premier chef la thèse d'une "vengeance" des dignitaires libyens après l'intervention internationale - notamment dirigée par Nicolas Sarkozy - et qui fera tomber le régime fin 2011.
Les réquisitions doivent durer jusqu'à jeudi soir. Le montant des peines requises doit être formulé, comme il est d'usage, à la toute fin.
Nicolas Sarkozy a toujours clamé son innocence. "J'ai eu l'impression qu'on était parti du postulat +Sarkozy coupable+", que "l'enjeu" n'était plus la "recherche de la vérité" mais pour le parquet financier de "ne pas perdre la face", avait encore affirmé l'ex-président à la barre la semaine dernière.
Jugé pour corruption, recel de détournement de fonds publics, financement illégal de campagne et association de malfaiteurs, il encourt 10 ans de prison et 375.000 euros d'amende, ainsi qu'une privation des droits civiques (donc une inéligibilité) allant jusqu'à 5 ans.
D.Lopez--AT