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Condamnation Le Pen: le RN attaque les juges, décision en appel envisagée à "l'été 2026"
Le Rassemblement national a violemment riposté mardi au jugement choc qui empêche, à ce stade, Marine Le Pen de candidater pour 2027 et dénoncé une "tyrannie des juges". La justice a de son côté annoncé qu'une décision en appel devrait être rendue à "l'été 2026", donc bien avant la présidentielle.
François Bayrou, qui s'était dit "troublé" par le jugement, selon son entourage, ce qui avait suscité les reproches notamment du Parti socialiste, a assuré devant les députés que le gouvernement n'avait "pas le droit" de "critiquer" une décision de justice.
Mais il a fait part de ses "interrogations" sur l'application immédiate de l'inéligibilité dont a écopé la leader du parti d'extrême droite, considérant qu'une "réflexion" devait être conduite par les parlementaires pour décider s'il "convient de toucher à l'écriture de la loi".
Devant les députés RN, Marine Le Pen a, elle, accusé "le système" d'avoir, avec le jugement de la veille, "sorti la bombe nucléaire". "S'il utilise une arme aussi puissante contre nous, c'est évidemment parce que nous sommes sur le point de gagner des élections", a-t-elle affirmé lors d'une réunion de groupe ouverte de manière inédite à la presse.
"Tout sera fait pour nous empêcher d'arriver au pouvoir", avait accusé plus tôt le président du parti lepéniste Jordan Bardella, établissant un parallèle entre "le climat" en France et la Roumanie, où un candidat d'extrême droite prorusse a été privé d'une victoire potentielle par l'annulation de l'élection présidentielle fin 2024.
- "Procès équitable" -
Tout en "condamnant les menaces" à leur égard, il a dénoncé "la tyrannie des juges".
Ces violentes critiques du RN ont poussé l'un des deux plus hauts magistrats de France, le procureur général près la Cour de cassation, Rémy Heitz, à dénoncer des propos "inacceptables" et à défendre une justice qui "n'est pas politique".
"La décision a été rendue au terme d'un procès équitable, à la suite d'un débat contradictoire qui a duré deux mois, une instruction qui a duré des années", a-t-il réagi.
- Meeting du RN -
Le RN refuse "de passer à autre chose" et va organiser dimanche à Paris "un meeting de soutien" à Marine Le Pen, qui y prendra la parole, dans le cadre de la "mobilisation populaire et pacifique" lancée par le parti après sa condamnation. Une invitation d'alliés européens est en réflexion au sein du parti.
Le parti d'extrême droite revendique "300.000 signatures pour la pétition de soutien à Marine Le Pen en 24 heures", ainsi que "10.000 nouvelles adhésions au RN", des chiffres que l'AFP n'était pas en mesure de vérifier.
Dauphin sur le papier, Jordan Bardella a juré de sa "loyauté" envers celle qui se dit toujours "candidate à la présidentielle", après les revers aux trois derniers scrutins.
Marine Le Pen a martelé lundi son intention de "ne pas se laisser éliminer" et réclamé un procès en appel rapide.
Le ministre de la Justice Gérald Darmanin a souhaité qu'il se tienne dans le délai "le plus raisonnable possible". Et dès mardi soir, la cour d'appel de Paris a annoncé son intention d'"examiner ce dossier dans des délais qui devraient permettre de rendre une décision à l'été 2026".
"C'est une très bonne nouvelle dans laquelle je veux voir le trouble qu'a créé le jugement", a réagi Marine Le Pen dans Le Parisien dans la soirée.
Mais c'est sans garantie que la cour d'appel rende une décision différente de celle du tribunal, qui a considéré qu'il y avait bien eu un "système" entre 2004 et 2016 pour faire faire des "économies" au RN en payant avec l'argent du Parlement européen des assistants d'eurodéputés travaillant pour le parti. Le préjudice total est évalué à 4,1 millions d’euros.
Marine Le Pen a également été condamnée à quatre ans d'emprisonnement, dont deux ferme aménagés sous bracelet électronique (elle n'ira pas en prison), et à une amende de 100.000 euros.
- Soutiens à l'étranger -
Elle a donc annoncé vouloir saisir le Conseil constitutionnel et la Cour européenne des droits de l'Homme pour contester l'application immédiate de son inéligibilité.
Le jugement a été critiqué à l'étranger par ce que le président Emmanuel Macron avait qualifié "d'internationale réactionnaire".
Après le Kremlin, le Hongrois Viktor Orban ou encore l'ex-président brésilien d'extrême droite Jair Bolsonaro, Marine Le Pen a reçu le soutien de l'Italienne Giorgia Meloni, du milliardaire Elon Musk et de Donald Trump, qui a comparé la condamnation de Marine Le Pen à ses propres déboires judiciaires.
Le jugement a aussi divisé la classe politique française. Pour Jean-Luc Mélenchon (LFI), "la décision de destituer un élu devrait revenir au peuple". Laurent Wauquiez (LR) a regretté un fait "pas très sain dans une démocratie".
"Mettre en scène une opposition entre le peuple et la justice, c'est emprunter une voie sans issue qui nous conduit hors de l'état de droit, hors de la démocratie, hors de la République", a mis en garde Boris Vallaud, chef de file des députés socialistes.
sac-far-lum-are-fff/sde/cbn
R.Lee--AT