
-
Trump seul maître à bord
-
José Garcia sanctionné pour sa promotion du "rosé Garcia"
-
Grèves et changement de PDG: un mois de mai sous tension à la SNCF
-
Droits de douane: les marchés mondiaux ont "les nerfs à vif", les indices européens s'effondrent
-
Canada: premières pertes d'emplois depuis trois ans, dans un contexte de tensions commerciales
-
Inculpé pour viols au Royaume-Uni, le comédien Russell Brand rejette les accusations
-
SNCF: SUD-Rail appelle les contrôleurs de TGV à faire grève le week-end des 9, 10 et 11 mai
-
La Bourse de Paris a perdu 4,26%, pire séance en plus de trois ans, débâcle des indices européens
-
Wall Street: la chute s'amplifie après le discours du président de la Fed
-
Chikungunya: le plan blanc déclenché à La Réunion, lancement de la vaccination lundi
-
La Réunion sous la pression du chikungunya
-
Débâcle des Bourses européennes, qui terminent sur une importante chute
-
Droits de douane: le président de la Fed pointe le risque de déconvenue pour l'économie américaine
-
Levothyrox: la justice rejette une indemnisation par l'Etat, malgré une "faute" avérée
-
Tour des Flandres: Wout Van Aert condamné à la résilience
-
Droits de douane : le secteur du luxe reste discret
-
Haine en ligne : la justice kényane ouvre la voie à un procès de Meta à propos du conflit au Tigré
-
Wall Street s'enfonce encore, face aux craintes entourant les droits de douane
-
Tour des Flandres: sur le podium avec Pogacar et Van der Poel "ferait une belle photo", souligne Madouas
-
L'escalade des tensions commerciales affole les marchés mondiaux
-
Trump n'a pas affaibli l'engagement collectif de sécurité au sein de l'Otan, dit Rutte à l'AFP
-
Philippe Corbé, ex-BFMTV, devient directeur de l'information de France Inter
-
Les livreurs pédalent de plus en plus et gagnent de moins en moins
-
Wall Street chute encore à l'ouverture, craint une escalade commerciale
-
Ligue 1: Lille en quête de fraîcheur physique et mentale
-
Radio Free Europe sonnée mais "toujours debout" face aux assauts de Trump
-
En Asie centrale, l'UE se pose en alternative à la Chine et à la Russie
-
Luxe, glamour et économie: 20 ans de règne d'Albert II à Monaco
-
Espresso, iPhone ou baskets: comment l'offensive douanière de Trump va (aussi) toucher les Américains
-
Foot: joueur emblématique, De Bruyne va quitter Manchester City en fin de saison
-
L'armée israélienne intensifie ses opérations à Gaza, 30 morts selon les secours
-
En Asie centrale, les moissons menacées par une forte vague de chaleur printanière, selon une étude
-
Escalade des tensions commerciales Chine/USA: les Bourses européennes plongent
-
La Chine se dote de barges pour une éventuelle invasion de Taïwan
-
Kylian Mbappé fait son entrée chez Madame Tussauds à Londres
-
Droits de douane: les constructeurs automobiles mettent les Etats-Unis sur pause
-
Sur la table de nécropsie, Iana le mammouth vous contemple du haut de ses 130.000 ans
-
L'Otan peut-elle satisfaire Trump sur le niveau de ses dépenses?
-
"On va faire grandir notre sport", savoure Johnson avant le Grand Slam Track
-
Alstom veut accélérer sa production de trains à très grande vitesse
-
Refus de tournage à l'Acropole pour le réalisteur grec Lanthimos
-
Nouvelles opérations israéliennes à Gaza, au moins 30 morts selon la Défense civile
-
Batteries: les usines françaises avancent malgré la défiance du secteur
-
Chikungunya à La Réunion: "Les semaines les plus délicates se profilent", dit Valls
-
"Je ne veux pas mourir": les séropositifs du Lesotho se tournent vers la médecine traditionnelle
-
L'UE ouvre une "nouvelle ère" dans ses relations avec l'Asie centrale
-
La Bourse de Paris recule toujours sous le coup des droits de douane américains
-
Première rencontre entre l'Indien Modi et le Bangladais Yunus
-
NBA: Steph Curry domine LeBron James dans le classique californien Warriors-Lakers
-
Droits de douane: "Nous faisons appel au patriotisme" des entreprises, lance le ministre français de l'Economie

Washington tente de justifier son alarmisme dans la crise avec Moscou
Les Etats-Unis multiplient les avertissements sur la possibilité d'une invasion imminente de l'Ukraine par la Russie mais, face à l'émergence de critiques sur leur crédibilité, ils tentent désormais de justifier cet alarmisme, sans pour autant rendre publiques les preuves susceptibles d'étayer leurs accusations.
"Ce n'est pas de l'alarmisme, ce sont simplement les faits", s'est défendu lundi lors d'une conférence de presse le chef de la diplomatie américaine Antony Blinken.
Washington a commencé dès l'automne à tirer la sonnette d'alarme sur un déploiement militaire russe hors norme à la frontière ukrainienne, accusant le président Vladimir Poutine d'envisager une attaque d'envergure.
Ces derniers jours, le gouvernement de Joe Biden a laissé filtrer ce que le renseignement américain considère être l'état actuel de la menace: d'après ses constatations, la Russie dispose déjà de 110.000 soldats aux frontières de l'Ukraine, soit près de 70% des 150.000 militaires nécessaires pour une invasion à grande échelle, qui pourraient être déployés d'ici mi-février.
Les principaux intéressés par cette menace l'ont pourtant sèchement relativisée. "Ne faites pas confiance à des prévisions apocalyptiques", a réagi dimanche le chef de la diplomatie ukrainienne Dmytro Kouleba.
Petite concession? La Maison Blanche a fait savoir la semaine dernière qu'elle ne qualifierait plus une potentielle invasion d'"imminente".
D'autant que les Européens avaient aussi manifesté leur agacement fin janvier.
"Je ne pense pas qu'il y ait quoi que ce soit de nouveau qui puisse augmenter le sentiment de peur d'une attaque immédiate", avait expliqué le chef de la diplomatie européenne Josep Borrel, appelant à "éviter" les "réactions alarmistes".
Lundi, au côté d'Antony Blinken à Washington, il a toutefois semblé plus en phase avec les Américains.
"140.000 militaires massés à la frontière, ils ne sont pas là pour prendre le thé!", s'est exclamé Josep Borrell, affirmant que l'Europe traversait son "moment le plus dangereux" depuis la fin de la Guerre froide.
"Le problème au sujet de la crédibilité américaine en ce moment, c'est qu'ils parlent depuis trois mois d'une invasion imminente", dit à l'AFP Nina Khrushcheva, professeure de relations internationales à l'université new-yorkaise New School.
Pour elle, "le renseignement américain non seulement n'est pas toujours parfait, mais il est aussi souvent taillé sur mesure pour un dessein politique".
Elle en veut pour exemple les supposées armes de destruction massive de Saddam Hussein, invoquées comme raison pour attaquer l'Irak et renverser son dirigeant en 2003 sans jamais être trouvées, mais aussi, plus récemment, l'incapacité de la CIA à prédire la chute rapide du gouvernement afghan à la faveur du retrait américain.
- Embarras -
Un échange, lors de la conférence quotidienne du département d'Etat, a illustré jeudi un certain embarras du gouvernement américain.
Washington venait d'affirmer avoir des preuves que Moscou envisage de filmer une fausse attaque ukrainienne contre la Russie afin de l'utiliser comme prétexte pour envahir l'Ukraine.
Longuement pressé de questions sur ces preuves, le porte-parole de la diplomatie américaine Ned Price a botté en touche à chaque fois, se bornant à expliquer que ces informations émanaient du renseignement américain et que la simple décision de les "déclassifier" devait être considérée comme un gage de "confiance".
"Si vous doutez de la crédibilité du gouvernement américain, du gouvernement britannique ou d'autres gouvernements, et préférez croire les informations des Russes...", a-t-il fini par s'emporter, dans un échange tendu qui a suscité de nombreuses réactions.
Pour Nina Khrushcheva, "bien entendu, rien de ce qui émane du renseignement ne peut être partagé": "Il est tout à fait possible que les Russes préparent une opération sous fausse bannière ou une campagne de propagande, de désinformation."
"A force de crier au loup trop souvent", prévient-elle toutefois, "cela ne veut pas dire que le loup ne vient pas, mais il faut faire attention" à ne pas rendre le plaidoyer américain "moins crédible".
Face à ce début de polémique, le gouvernement américain s'emploie à s'expliquer -- sans pour autant fournir plus d'éléments.
"Le meilleur antidote à la désinformation" des Russes, "c'est l'information, et c'est ce que nous nous sommes efforcés de fournir", a déclaré lundi Antony Blinken.
Son porte-parole a aussi tenté d'arrondir les angles.
"Je ne serai certainement jamais en mesure de vous donner la preuve que vous réclamez", a reconnu Ned Price. "Nous tentons de trouver un équilibre complexe" entre en dire trop ou pas assez, a-t-il résumé, expliquant que tout en "dévoilant les efforts de Moscou", Washington ne veut pas "mettre en péril" ses "sources" et ses "méthodes", et donc sa "capacité à continuer à recueillir ce genre de renseignements".
O.Ortiz--AT